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    Autrefois à l'âge de bronze le bourg s'appelait, en raison des marécages Ouzouer le Marais. Pour passer ces marécages il fallait dételer pour vérifier les chariots d'où le nom de marché aux roues, et la rue qui y menait, la rue des bourbiers ? D'après les historiens ce marais donnait naissance à un ruisseau qui se jetait dans la Loire par les Mauves, ce qui semble aujourd'hui improbable, la pente naturelle des eaux étant plutôt vers Tripleville.

    Ouzouer est devenu Ouzouer le Marché vers 1800, le curé de l'époque ayant institué un marché aux grains :Curé maire == Jean Marie Jacques Cyriaque DEVILLIERS.

    Dans de vieux registres on retrouve différentes orthographes de ce nom Ozoir_Auzoir_Auzouert_ et enfin Ouzouer, ce serait là un nom celtique qui voudrait dire marais. En effet en 1850 la place de l'église et l'emplacement actuel de l'école communale de filles et la place du château possédaient des fosses larges et profondes qui communiquaient l'une avec l'autre. Le bourg est encore maintenant situé entre des fosses semblables, les unes au nord qu'on appelle le canal, les autres au midi. Enfin le terrain est de telle nature qu'une eau abondante y coule continuellement sur une couche argileuse et entre deux terres ne permettant pas de  caves 
creuses dans le pays, tandis que d'autre part il faut aller jusqu'à 80 pieds pour avoir de l'eau potable.

    Une autre version veut que le nom Ouzouer veuille dire Oratorium et soit donné à un grand nombre de pays qui ont Saint Martin comme patron, comme Ouzouer le Marché, Ouzouer le Doyen, Ozoir le Breuil, Ouzouer sur Loire.

    Cette villa figure sur une charte de 1170 sous le nom de : Oratorium Fori et appartenait à ARCHAMBAULT (pire qu' un loup) ( Pejor lupo ) à Marie son épouse et à Mathieu surnommé (Caseus au fromage). personnages qui vivaient à la fin du XI ème siècle ; Ils abandonnèrent alors l'église de ce lieu ainsi que les menues dîmes qui en dépendaient à l'évêque d'Orléans MANASSES de GARLANDE à la condition qu'il en disposerait en faveur de qui bon lui semblerait.











Eglise d'Ouzouer le Marché  :

L'édifice actuel a été construit au XVIème siècle probablement à une époque déjà avancée du règne de François 1er. Il se composait d'une nef unique terminée par un chevet plat et couverte d'une charpente lambrissée qui subsiste en grande partie au-dessus des voûtes actuelles. Malheureusement la construction au XIXème siècle de voûtes, de briques et de plâtre a fâcheusement modifié les proportions du vaisseau. Deux chapelles latérales furent ajoutées à la même date.
 
Entre 1867 et 1869, un Curé dénommé SYLVESTRE embellit cette église de boiseries et d'une chaire remarquable qu'il exécuta lui-même, fit construire les deux chapelles ainsi qu'une partie de la voûte de l'église.


Le château





Les écoles



La Croix de Chandry

HISTORIQUE DES MOULINS DE LA COMMUNE D'OUZOUER LE MARCHE
    Autrefois, la commune d'OUZOUER LE MARCHE, possédait plusieurs moulins. Construits en bois, sur un pivot, ils possédaient tous à la base une longue perche en bois qui servait au meunier à toujours tenir les ailes face au vent. D'ailleurs elles ne fonctionnaient qu'à cette condition.
    Le premier démoli en 1863, fut celui de BIZY.  Il était situé au carrefour du chemin de ce hameau à celui de Mézières en Beauce et de la voie romaine de Meung sur Loire. Il appartenait à BOISSONNET, Meunier à Bizy.
    Un autre, démoli vers 1921, était situé au départ, à mi chemin du hameau d'ANCHAT a la ferme de DOUBLAINVILLE. 11 appartenait a Mr. Tassin de BEAUMONT qui en 1862 le céda à Félix SERRAU. Son état de vétusté et son accès difficile obligèrent celui-ci à le démolir et à en construire un en pierre , sur le bord de la route du bourg à Doublainville.
    Un 3ème, supprimé peu après 1928, était situé à 1 km du bourg près de la route de Meung sur Loire. Il porte le nom de Grand Moulin. Il appartenait depuis la Révolution à la famille MARMASSE, qui le céda au locataire en 1928. N'ayant plus d'utilité, il sera détruit par ce dernier.
    Un 4ème, disparu vers 1868, était situé au Nord du Bourg près du parc actuel de Madame BOUCHER-LORE. Il appartenait à Mr. Prosper MARMASSE. A cette époque, son fonctionnement était gêné par le bois, et le propriétaire fit transporter le moulin à l'aide de rouleaux et de traverses en bois, au tournant de la route de Prénouvellon.
    Après avoir passé le cimetière, à droite sur la route d'Orléans, s'embranche le chemin du petit moulin.  Il se trouvait au lieu "Le Jonc", en bordure du chemin du Petit Moulin, près du champ cadastré 82 (ancien cadastre). Des pierres témoignent de son emplacement.
    En 1792, le Moulin de DOUBLAINVILLE et celui de la ferme du GRAND MOULIN appartenaient à François, Hypolite de BONNAFAUT, Chevalier, Seigneur d'Ouzouer le Marché, de Doublainville, de Villermain, de Poëly, de Sigogne, de Laveau, et autres lieux.
Les éléments constitutifs de cette page (dont les notes personnelles d'une oratorienne) ont été obligeamment transmis par Madame GUYENOT d'Ouzouer-Le-marché.

Titre calligraphié: Odile Perhirin 

                                                                                                                                                        Haut

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