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Blason
de BINAS (créé en 1998)
De
gueules au chevron d'argent accompagné en chef de deux
étoiles du même et en pointe d'une merlette d'or;
au chef
cousu d'azur chargé d'une aigle issante d'or
Le champ de gueules et les
étoiles
d'argent rappellent les armes anciennes des TERRAT, qui furent
seigneurs
de Binas et marquis de Chantôme à la fin du
XVII°
siècle, bienfaiteurs de la commune, puisqu'un TERRAT
créa
un hopital de charité à Binas. La merlette d'or
évoque les armes des BEAUVILLIERS (fascé d'argent
et de
sinople, les fasces d'argent chargées de six merlettes de
gueules) qui furent seigneurs du Lude et de Binas du X° au
XVI°
siècle. Quant au chef d'azur chargé d'une aigle
d'or, ce
sont les principaux éléments des armes de Sulpice
d'Ouer,
curé de Binas au XV° siècle et autre
bienfaiteur de
la commune.
La fontaine Place St Maurice
BINAS
BINAIZ
vers 1270, d'un nom d'homme ( BINATIUS ?), ancien
diocèse de
Chartres. La terre de CHANTÔME fut
érigée en
marquisat en 1696; son château et la chapelle furent
détruits au XIX° siècle. Une chapelle St
Jean
existait jadis à ABLAINVILLE.
Commune d'une superficie de 2638 ha
dont
environ 2500 en terres cultivées. Production de
céréales, de cultures porte-graines et de melons
(le
Fruité de Binas). 16 commerçants et artisans.
Altitude:
128 m . Population: 718 habitants en octobre 2005.
Hameaux de la commune de BINAS
ABLAINVILLE,
MENAINVILLE, PREAUX, BOUSSY, CHANTÔME, LA FOLLETIERE et
VALLIERES

Eglise ST MAURICE
L'église
de BINAS est dédiée à St Maurice, la
seule du
diocèse, l'une des rares de la région.
D'après le
Dr LESUEUR, elle daterait du XVI° siècle, mais un
autre
édifice existait certainement avant, ainsi en
témoigne
une croix de consécration située sur le mur
extérieur du chevet. Elle daterait du XII°
siècle.
Vers 1630, le curé de cette église fut
tué
à son autel par le seigneur baron de MENAINVILLE. Depuis,
les
prêtres portent le titre de curé-baron et ont le
droit de
dire la messe avec des pistolets chargés sur l'autel et deux
dogues attachés à la porte de l'église.
A l'origine, elle avait une nef et un chevet plat (façade
actuelle) couverts d'une charpente lambrissée. Le
collatéral nord date de la fin du XVI°
siècle, les
murs s'appuyant sur les contreforts du clocher. Au XVII°,
l'église reçut des voutes de pierre. En 1865,
elle fut
complètement transformée. La porte se trouve
maintenant
là où se trouvait le chevet. Une abside
polygonale fut
construite à l'ouest et un bas-côté fut
ajouté au sud. De ce fait, elle se trouve
désorientée. Des travaux de restauration furent
effectués en 1982.
Le clocher: ce beffroi carré d'une hauteur de 27
mètres domine la plaine de Beauce. La partie haute,
plusieurs
fois reconstruite (dernière reconstruction inscrite sur le
bandeau de pierre en 1773 ), s'appuie sur une base plus
ancienne.
Il abrite trois cloches: Victoire ( mi-bémol, 350 kgs,1809),
Marie-Thérèse (do, 230 kgs, 1972),
Marie-Eugénie
(ré, 150 kgs, 1972).
La paroisse possédait deux autres lieux de culte:
- au hameau de CHANTÔME, une chapelle (détruite
à la révolution) fut
fondée en 1640 par Jacques FLEURTEAU.
- au hameau d'ABLAINVILLE, une
chapelle construite au
XII° siècle servait pour l'hôpital des
chevaliers de
St Jean de Jérusalem.
Une stèle du XIII° replacée au centre du
village
porte les attributs de ces moines-soldats: une
épée, un
ciboire et son hostie.
Enterrée à la Révolution, elle ne fut
retrouvée qu'en 1962 lors des travaux d'adduction d'eau. Un
cadran solaire fut gravé probablement au XVI°
siècle.

Monument de la guerre de 1870
Inscription:
COMBAT DU 25 OCTOBRE 1870
AUX FRANCS-TIREURS
DE ST DENIS (SEINE & MARNE) ET A
LEURS FRERES D'ARMES DE L'ARMEE
REGULIERE TOMBES POUR LA
DEFENSE DU BOURG DE BINAS
LES HABITANTS RECONNAISSANTS

Mairie de BINAS

Groupe scolaire

Les nouveaux moulins de Beauce
Les
éléments constitutifs de cette page ont
été
obligeamment transmis par monsieur DUTRAY, maire de BINAS.
Photos:
Mme FERNANDEZ
Titre calligraphié:
Odile Perhirin
BINAS
HIER ET AUJOURD'HUI
Une
centenaire à BINAS

Les centenaires sont à la mode, on
les fête un peu partout. A Binas, comme dans de nombreuses
communes de France, nous avons aussi notre centenaire. Tout le monde
la connaît, elle ne fait pas de bruit, ne se plaint jamais et
n’a pas besoin de beaucoup de soins. Ses traits sont restés
jeunes, pas une ride, et pourtant elle en a connu des moments de
tristesse, de joie, de bonheur !
Et oui,
notre Marianne a eu cent ans, arrivée dans notre mairie en
1902.
Elle a
assisté à 584 mariages, entendu les consentements de
584 couples se jurant fidélité et assistance. Si la
plupart ont tenu le coup, malheureusement un certain nombre se sont
déchirés, souvent au détriment des enfants,
victimes innocentes des querelles d’adultes.
Elle a
regardé inscrire ou transcrire 1257 naissances avec 2 années
à trente et plus de naissances, 17 années entre 20 et
30, 46 années entre 10 et 20, le maximum de 33 en 1910. Les
premières naissances hors commune, c’est à dire les
premières transcriptions, datent de 1959. La dernière
naissance dans notre commune a eu lieu en 1966. Depuis tous les
enfants sont nés hors commune.
Malheureusement
elle a vu inscrire ou transcrire 1291 décès, avec 11
années à 20 et plus de décès, 55 années
entre 10 et 20, le maximum avec 28 décès en 1909.
Elle a
assisté, imperturbable, à 668 séances du conseil
municipal, séances parfois houleuses, parfois consensuelles,
chacun étant persuadé d’avoir raison.
Elle a
vu défiler 90 têtes différentes, tous gens de
bonne volonté mais affligés d’un défaut de
vision. En effet, certains voient rouge ce que d’autres voient
blanc et vice versa.
Parmi
toutes ces personnes, 8 ont dirigé notre commune.
Notre
Marianne a connu deux grandes guerres où se sont entre-tués
des millions de personnes.
Elle
a assisté au bouleversement de l’agriculture, vu arriver les
premières autos, les premiers tracteurs, l’électricité,
l’eau courante.
Elle a
aussi changé plusieurs fois de logement.
Elle
a bien vécu son siècle.
Souhaitons-nous de pouvoir la contempler encore longtemps.
Bon
anniversaire Marianne.
Georges Cheron
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